Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 13:12

Ca fait 6 ou 7 mois que je n'ai pas posté de nouvelle vidéo.

A partir du 1er octobre, je voudrai faire 2 vidéos par semaines, une le lundi et une autre le jeudi, je vous en dirait plus sur le concept en temps voulu! 

En attendant cette date, je vous posterai quelque vidéos, dont voici la première, où je décortique un nanar comme je les aime :) Elle est dispo en HD 1080p alors profitez-en :)

 

N'hésitez pas à la partager comme des chocobons à un goûter. Je vous fais un gros bisou! (dit-il avec un accent réunionnais) 

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Saison 2 - Communauté : Encore plus d'humour
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 19:49

« Quand j’étais petit, je n’étais pas grand

Je montrais mon cul à tous les passants

Une femme me dit: « veux-tu bien le cacher? »

Je lui répondis: « veux-tu bien l’embrasser? »

 

C’est ce genre de chanson que mon père me chantait quand j’étais petit et ce n’était pas pour me déplaire. Mon père, c’était un héros, un roc, un cap que dis-je, une péninsule! Intelligent, cultivé, drôle et indépendant. Je l’ai toujours connu avec de l’estomac mais à mon âge, il était beau. Athlétique, élancé, attirant… « Mais méfiez-vous… C’est un truand! » C’est ce qu’il dit toujours à propos de quelqu’un quand il emploie le mot « attirant », ça vient d’une chanson de Dutronc… Bref.

 

Travaillant à son compte, il ne se ménageait pas de ce côté-là. Parce qu’il aimait plus que tout son travail et que l’argent et ben, il en faut pour vivre. De l’ancienne école, je l‘ai longtemps cru réac‘. Il pouvait proférer les pires conneries avec une sincérité et un aplomb déconcertant mais dans les faits, j’ai découvert que c’était quelqu’un de bien, qui n’avait rien avoir avec ce qu’il pouvait claironner. Ca lui permettait de se cacher derrière une carapace et pour ça, je tiens de lui. Il est peu causant et ne montre pas facilement ses sentiments. 

 

Evidemment, il a des défauts. Fumeur, impatient, têtu, et pas raisonnable. Il se met facilement en colère. Plus d’une fois je l’ai vu jeter son portable par la fenêtre, mais en prenant garde de bien viser pour le faire atterrir en douceur sur l’herbe plutôt que sur le bitume. Ca, c’est tout mon père.

 

Tous les matins, il me réveillait après avoir préparé mon petit déjeuner, la clope au bec, avec au bout une cendre quasi plus longue que sa cigarette, l’œil mi-clos, versant le lait chaud dans mon bol. Jusqu’à ce samedi matin où il n’y n’arriva plus. 

 

J’entendais ma mère, affolée, dans la cuisine. Je me suis levé et j‘ai vu mon père, en robe de chambre, incapable de saisir la casserole. « Il fait un AVC. » Et lui qui répétait, ou plutôt essayait de répondre: « non, ça va, ça va… » ce qui donnait plutôt un truc du genre: « on… a a… a, a… ». 

 

Ma mère voulait appeler le SAMU, tournant dans tous les sens « comme une pie qu’a mal au cul » aurait dit mon père s’il pouvait articuler. Pourquoi perdre une demi-heure à attendre le SAMU? On est à 10 minutes en voiture de l‘hôpital. Elle veut pas, s’il fait un malaise ou qu’il tombe dans le coma en route, comment je vais faire… « je sais pas quoi faire, je sais plus… Et s’il meurt? ». Papa? Mourir? Et puis quoi encore, je voudrai bien voir ça! Allez hop, en voiture Simone!

 

Ma mère l’a aidé à s’habiller et avant de partir, il dégaina une cigarette qu’il porta péniblement à sa bouche. Je ne saurai dire si c’était un bras d’honneur qu’il faisait à la mort ou bien, tout simplement, un réflexe de fumeur en situation de crise. Sur le moment, en cet homme ayant abusé de la cigarette et la dégainant au moment où elle va pour réussir à l’emmener à la mort, moi j’y ai vu de la provocation. Une provocation désespérée. La dernière.

 

Sur la route, j’ai pris un air détaché, serein, pour le rassurer le plus possible. Tout se bousculait mais je n’avais qu’un objectif en tête: les urgences. On réfléchira après. A un feu rouge, il a essayé de me dire quelque chose: « aeuu… aaaééé » Puis, se rendant compte qu’il n’arrivait pas à parler, il s’est résigné en me lançant un: « bon, merde », ce qui a donné un: « On, erde. »

 

Quand on est sortis de la voiture, mon père eût un geste qui m’a amusé et ému sur le coup: il m’a donné en cachette la liasse de billets qu’il avait dans sa poche. L’argent le préoccupait assez pour qu’il ait la présence d’esprit de me filer son argent de peur qu’on le lui fauche à l’hôpital, même en faisant un AVC. 

 

On arrive à l’interphone des Urgences. Quand on m’a demandé « c’est pourquoi? », j’eu cette réponse absurde et pourtant évidente: « bah, pour une urgence…! » « D’accord monsieur, mais que vous ai t-il arrivé? » « C’est mon père, il ne peut plus parler et n’arrive plus à bouger… » « D’accord, entrez ». Les portes se sont ouvertes. Une infirmière est arrivée à grand pas et a pris mon père par le bras. « Qu’est-ce qui vous arrive Monsieur? » « aeuu aaaéééé… On, erde. » « D’accord, c’est pas grave, ne vous inquiétez pas, on va prendre soin de vous ».

 

Et il est parti avec elle. J’étais débout, seul comme un con au milieu de ce couloir désert à le regarder s’éloigner de dos.

 

Accueil. Quel âge a votre père, est-ce qu’il fait des allergies, a-t-il un passé chirurgical, veuillez remplir ce formulaire, il va passer au scanner, vous pouvez attendre dans la salle d’attente… Je sors et là je le croise sur un brancard. Il est comme dans le comas. Deux brancardiers sympas me disent qu’ils vont l’emmener au scanner. Il me regarde mais c’était comme s’il avait perdu connaissance. Je lui fais un sourire pour le soutenir. Puis je vais pleurer dans la salle d’attente. 

 

Coups de téléphone. SMS. Prévenir les gens. Evidemment, pour faciliter la tâche, y‘a pratiquement pas de réseau…

 

Puis j’ai retrouvé mon père. Celui qui était un roc hier que rien ne pouvait atteindre était allongé là, devant moi. Dans une blouse d’hôpital indécente. La bouche déformée. Ne parvenant plus à avaler correctement sa salive, il renâcle, il s’étouffe à intervalles réguliers puis se calme. Une larme coule à son œil gauche que je sèche avec un mouchoir. Il est comme absent. Je lui parle, le rassure en disant que les médecins vont s’occuper de lui. 

 

Le docteur arrive très vite, demande à mon père s’il l’entend, lui demande de serrer sa main, de lever sa jambe. Il ne peut le faire du côté droit, il est paralysé. Le docteur se tourne vers moi et me demande très calmement: « vous êtes son fils? » « Oui. » « Bon, votre père a fait un AVC. On va le transférer d’urgence à l’hôpital de Mantes où ils feront le nécessaire, surement une intervention chirurgicale ».

 

« N’essayez pas de suivre l’ambulance, ils vont vite et vous pourriez avoir un accident ». Ce furent les mots de l’infirmière avant que les portes de l’ambulance se soient refermées sur mon père. Elle est parti à toute allure, avec la sirène. La vie de mon père à l’intérieur. Tout s’effondrait et l’avenir prenait la forme d’un terrifiant point d’interrogation.

 

On vivait à trois, on ne vivait plus qu’à deux. C’était un énorme vide que l’on retrouvait à la maison, sans réaliser ce qui se passait. Ou plutôt en faisant tout pour ne pas réaliser ce qu’il venait de se passer pour ne pas tomber fou. Ma mère ne sachant pas conduire, je la conduis, je la dépose, je la ramène, on va ensemble à l’hôpital. Et la famille est là, pour nous soutenir et nous aider.

 

On se met à espérer que l’opération se passe bien, que le cauchemar ne prenne pas la forme d’un cataclysme. Puis on voit la doctoresse. « Il a eu beaucoup de chance, il a été pris à temps, il n’y a que la partie frontale de son cerveau qui a été touché, celle des sentiments. Il n’a aucune séquelle motrice. C’est le SAMU qui l’a emmené? » « Non, c’est mon fils qui l’a emmené tout de suite » « Bravo, si vous aviez attendu, ça aurait été pire. Bien pire. Vous avez sauvé votre père.» 

 

Sauver mon père. Tout le monde me le disait autour de moi et je ne l’acceptais pas. Parce que, comment dire… Ce n’était qu’un réflexe. Je voyais que c’était grave ce qu’il avait mais je me suis pas dis: « mon dieu, il faut le sauver d’urgence! » et je l’ai pas porté à bout de bras en courant jusqu’à la voiture, contrôlant le volant avec mon pied droit, les pédales avec mon pied gauche tout en lui faisant avec mes mains un massage cardiaque, zigzaguant entre les voitures à 200 km/h dans un embouteillage de voitures, puis débarquant dans l’hôpital, haletant, mon père sur le dos. Je l’ai juste pris à mon bras, je l’ai emmené calmement à la voiture, je n’ai pas dépassé les 40 km/h puis les urgences se sont occupé du reste. 

 

Ce n’est que récemment que j’ai accepté ce fait: j’ai bien sauvé la vie de mon père, grâce à mon sang-froid. Et il n’y a pas besoin d’être un héros pour sauver la vie de quelqu’un qui nous est cher. Il suffit d’avoir le bon réflexe, du calme et de la chance. Car si son AVC s’était déclaré au beau milieu de la nuit, même avec mon plus grand sang-froid, le mal était fait. Plus on gagne de temps, moins le cerveau est touché. Ce n’est pas une question d’heures mais de minutes. Et ça, je ne le savais pas. Si je me suis dépêché et que j’ai directement pris la décision de le transporter plutôt que d’attendre le SAMU, c’était un simple réflexe, il pouvait encore marcher, je me suis dis que c’était la meilleure solution. 

 

C’est cet évènement qui m’a vraiment fait grandir, que je me suis rendu compte que je n’étais plus un enfant ou un ado mais un jeune adulte. Que je pouvais prendre des décisions, des responsabilités et tenter de faire du mieux possible. Je ne suis pas fier de moi mais rassuré. Rassuré que l’on ai évité le pire. 

 

Nous n’avons pas un légume à la maison. On a un homme mobile, qui a toute sa tête mais qui n’est plus vraiment comme avant. Il nous aime toujours autant, il a toujours ce sens du sacrifice pour sa famille mais, la partie frontale de son cerveau ayant été affectée, et bien plus ne rien ne l’atteint vraiment. Il est beaucoup plus froid, il est condamné à ne plus ressentir grand-chose. Il n’a plus vraiment de sentiment. Il a beaucoup moins d’humour qu’avant, ses défauts se sont amplifiés. Mais ça aurait pu être tellement pire. Par contre, il ne fume plus du tout depuis son AVC. Il dit qu’il en a plus envie. Le choc, peut-être.

 

Avec mon père, on ne se dit pas qu’on s’aime, parce qu’on des hommes, des vrais. Mais on se le montre dans la vie de tous les jours. Un geste, un sourire. Et un an jour pour jour après son accident, il m’a remercié, comme ça, au détour d’une phrase, tout en pudeur avec un petit sourire: « ah tiens, c‘est vrai que ça fait un an que tu m‘as emmené à l‘hôpital, merci mon fils! ». Puis il est parti, tranquillement. Moi non plus, je fais semblant de rien, mais je me souviendrai de ce moment toute ma vie. C‘est une phrase qui m‘émeut encore et qui m‘émouvra jusqu‘à ce que je casse ma pipe. Je devrai lui dire que je l’aime mais je n’y arrive pas, je trouve ça impudique. Et puis on est pareil, on se comprend. Quand il ne sera plus là, je sais que je regretterai de ne pas lui avoir vraiment dit en face. Mais c’est comme ça.

 

En attendant, il continue de chanter ses chansons à mes neveux, Nolan et Valentin. C’est leur papy. C’est encore plus émouvant de le voir avec eux car ce ne sont pas ses petits-enfants biologiques. Ma sœur est en fait une demi-sœur, un enfant du premier mariage de ma mère. Mon père a deux autres « vrais » petits-enfants mais qu’il n’a pratiquement jamais vu, à la suite d’un différend avec sa fille. Il se rattrape aujourd’hui avec eux. Même Nolan il a remarqué que son papy a changé depuis l’hôpital. Mais il l’aime toujours autant et il aura de beaux souvenirs de lui. 

 

Mis à part ce jour-là, je sais que je n’aurai que de beaux souvenirs de lui aussi. Jamais je ne pourrai l’oublier. Une chanson, une blague, un endroit, un objet, une bêtise me rappellera toujours mon père. Et je sourirai. 

 

Encore ce matin, c’est lui qui m’a réveillé, après avoir préparé mon petit déjeuner. Puis je suis allé prendre ma douche et comme à chaque fois, quand je lui ai demandé s’il s’est lavé, il m’a répondu: 

 

« Y’a que les gens sales qui se lavent! »

Par Thibault Decoster - Publié dans : Nouvelles (littérature intelligente et exhaustive)
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:15

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Tu as ta vie, ton fils, on ne s’est rencontré qu’une fois et tu ne sais pas grand-chose de moi. Bref, pleins de raisons, et que je comprends parfaitement, de ne pas me répondre. J’espère de tout cœur que non mais je crains que tu ais un gros soucis de santé. Et donc que tu as bien d’autres chats à fouetter mais il faut que je t’écrive ce message, que tu ne liras peut-être jamais. 

 

Je m’inquiète pour toi. Sincèrement. Et si je m’inquiète pour toi… Bon, j’ai du mal à l’écrire parce que j’ai toujours cette putain de pudeur qui m’enchaîne depuis trop longtemps, que j’ai toujours du mal à exprimer ce que je ressens pour les gens qui comptent pour moi, mais voila… J’ai des sentiments pour toi, S******.

 

En lisant cela, tu me trouves sans doute taré, ou tout simplement ridicule, puisque je ne t’ai rencontré qu’une après-midi et que de ressentir des sentiments pour quelqu’un après si peu de temps, ça peut sembler étrange. Moi-même je ne peux me l’expliquer, c’est la première fois que je ressens cela pour quelqu’un que je n’ai vu qu’une fois. Mais c’est comme ça. 

 

Comment t’expliquer… Je n’ai jamais invité une fille que je ne connais pas. Quand j’ai eu des sentiments pour mes copines, ça toujours été longtemps après les avoir fréquenté. Mais toi… Je ne sais déjà pas pourquoi je t’ai envoyé cette invitation. Quelque chose d’indéfinissable, d’inexplicable m’a conduit à t’écrire. 

 

Puis j’eu la chance que tu acceptes de me rencontrer. Mais cette chance, je ne m’en suis rendu compte qu’en te rencontrant. Jamais je n’oublierai ce rendez-vous. J’ai passé trois heures délicieuses à t’écouter et faire ta connaissance. Plus tu me parlais, plus je t’écoutais, plus je me rendais compte que la situation m’échappait. Je ne m’attendais pas à rencontrer quelqu’un comme toi. J’avais, en face de moi, une Femme. Entière, intelligente, avec un caractère de feu et du cœur transcendant une beauté à en crever. Tu passais d’un sujet à l’autre avec une telle finesse, tu avais un point de vue sur les choses témoignant d‘une telle maturité et d‘une telle force d’esprit qui m‘a transporté là où personne ne m‘avait encore jamais emmené. Tu étais… Sublime. 

 

C’était une belle personne que j’avais la chance de pouvoir rencontrer. Partager ces trois heures avec toi, c’était un cadeau. L’un des plus beaux que j’ai pu recevoir de ma vie. 

 

Ta voix est pure, S******. Je brûlais d’envie de t’écouter encore des heures et des jours durant.  Tes lèvres laissaient échapper cette mélodie, posant à la fois un voile de pudeur et de volupté sublimant chacun de ces mots que tu choisissais si bien. 

Je ne pouvais m’empêcher de dévorer ton regard du mien. Tes yeux brillaient, laissant découvrir une personnalité, un esprit, une âme si ouatée me laissant chavirer au grès de ces courants de sublimité que ton regard gonflaient par sa douceur, semblable au fleuve sortant de son lit.

Ton sourire… Je n’ai jamais ressenti une telle émotion devant un sourire. Un sourire qui m’a bouleversé. Par son émotivité, sa sensibilité… Sa beauté. Il me suffit de repenser à ton sourire et je ne peux me débattre dans cette exaltation qui m’emporte.

Et ton épaule droite, dénudée. Jamais je ne l’oublierai. Cette épaule laissant découvrir une telle fragilité… Une délicatesse si sensuelle vers laquelle je décidais de m’abandonner le temps de ces instants où mon regard ne pouvait plus s’empêcher de se poser sur cette épaule. De ma vie, c’est la plus belle image d’une femme qui m’ait été donné de voir. Et c’est toi qui me l’a offerte. Jamais je ne pourrai te remercier assez de cela. J’aurai voulu fixer ce moment, faire un arrêt sur image et rester avec. Pour toujours.

 

J’aime ta fantaisie. Cette folie si explosive, si tonitruante et passionnée qui nous convainc que la vie vaut d’être vécue et de la brûler à 300 à l’heure. Je redécouvre à quel point c’est beau de ressentir de tels sentiments pour quelqu’un.

 

C’est peut-être cela, que l’on appelle le coup de foudre. Mais c’est aussi ce que l’on appelle de la souffrance. Tu ne peux pas savoir à quel point je souffre depuis deux semaines de ne pas avoir de nouvelles de toi, de ne pas savoir comment se porte ta santé. Je me ronge les sangs, je voudrai tellement pouvoir t’aider.

 

Et j’ai honte de souffrir de la sorte. Car tu vis sans doute 1 milliard de fois pire et moi, dans mon coin, dans mon confort, je me permets d’avoir un tel comportement…

 

Je sais que tu n’as pas besoin de moi. Tu as une cellule familiale solide, des amis qui t’aiment, tu es très bien entourée et donc, évidemment et c’est normal vu que tu me connais à peine, je n’existe pas pour toi. Peut-être même es-tu amoureuse de quelqu’un d’autre, que tu as d’autres choses à t’occuper et que tu veux que je t’oublie. Si c’est le cas, il te suffit de me le dire et tu n’entendras plus jamais parler de moi. Que pourrai-je faire d’autre que de l’accepter.

 

Au moins, je sais que je t’aurai écris tout ce que je ressentais, que je n’ai pas gardé tous mes sentiments pour moi. Je ne suis pas Superman, je ne suis pas le mec parfait, je suis juste quelqu’un qui veut tenter sa chance de te séduire, doucement, laisser le temps de nous découvrir, petit à petit, puis peut-être, un jour… 

 

Sache que quoi qu’il puisse t’arriver, du plus gros soucis de santé à la moindre petite contrariété, je suis là pour toi. Et je ne t’étoufferai jamais. Etouffer ce n’est pas aimer. Et mes sentiments ne doivent pas te faire peur. Je n’étoufferai pas avec car ta liberté, c’est ta force et ta beauté. Sans doute est-ce même ce qui a fait naître mes sentiments pour toi. Et je te prie de m’en excuser. 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Nouvelles (littérature intelligente et exhaustive)
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 11:05

(Bon, c'est mon premier texte, je le trouve pas terrible mais comme les suivants sont bien mieux, ou en tout cas c'est mon avis, et ben je le laisse. Ah ah, je vends très bien ce que j'écris: "oui bon là c'est de la merde mais ce sera mieux après, j't'y jure..." Bonne lecture)

 

La première chaîne nationale m’a ouvert les yeux: je suis inculte. Alors que j’éteignais soigneusement mon cerveau pour regarder la télé, entre 3 coupures pubs d’un quart d’heure chacune, le temps strictement nécessaire pour souffler devant l’époustouflante concentration qu’exige de regarder, que dis-je, de comprendre, d’attraper et saisir au vol toutes les subtilités que nous offrent à la pelle les programmes de cette chaîne: je me suis retrouvé incapable de répondre aux questions posées par « la roue de la tu-thune ». M’illustrant comme maître ès de l’esquive, j’esquissais hasardeusement l’hypothèse que ce fût le spectacle mammaire de la co-présentatrice qui parasita promptement mes déjà trop minces capacités de concentration… Quoi qu’il en soit, être humilié par la première chaîne en terme de culture est sans doute l‘épreuve la plus rude que Dieu puisse imposer à l‘Homme, enfin après l‘Holocauste quand même, faut pas déconner. Je décidais donc de redresser la barre et me mettre au niveau, allant assouvir gaiement ma soif de culture dans ces grandes œuvres prenant la poussière sur mes étagères. Moult lectures plus édifiantes les unes que les autres comme Dotoievski, les frères Karamazov, Platon ou Jojo Lapin m’ouvraient grand leurs bras. En attendant, j’allais m’ouvrir une boite de maquereau à la moutarde.

 

Ce qui m’amena aux urgences. Le glaçant et prodigieux spectacle de ma main se déchirant à l’ouverture de cette boite, laissant jaillir un flot de sang pleuvant sur le plan de travail de ma cuisine que je m‘échine pourtant à garder salubre, eût effrayé n‘importe quel dur à cuir. Tout du moins du point de vue du cafard planqué sous un tiroir qui assista à ce drame hitchcockien. Je m’étais fais un bandage de fortune, grâce à un replay de Man Vs Wild que je garde toujours sous le coude, en favori dans mon ordi, en cas de gros pépin.

 

Dans la salle d’attente, je n’en menais pas large, le stress m’amenait à faire du morse avec mon pied comme on bat la mesure sur un bon Yvette Horner. Une jolie femme trônait devant moi. Et sans doute avait-elle compris le message que je lui envoyais involontairement à coup de talons puisqu’elle planta son si joli regard dans le mien, rappelant Jean-Claude Dusse plantant son bâton dans le dos de son moniteur de ski dans un cri déchirant, mêlant la peur de son acte et le hurlement de rage pour se donner du courage. 

 

Je surmontais alors la douleur lancinante de ma coupure pour lui montrer que j’étais un homme, un vrai, quand mes yeux eurent la fâcheuse idée de parcourir le décolleté de sa sœur qui l’accompagnait. Ils trahirent ma vive émotion en faisant plusieurs tours sur eux-mêmes et tendis que j’essayais vainement de dissiper de plusieurs revers de main infructueux cette fumée bien félonne s’échappant de mes oreilles, je m‘avançais vers l’élue de ma libido, quand sa sœur disposa pour se rendre aux commodités.  Rougissant tel l‘eunuque devant faire face aux avances pressantes de Katsuni, Clara Morgane ou Alice Sapritch, je me suis mis à bafouiller comme on se prend les pieds dans le tapis du Carlton ou celui de sa concierge. J’espérais que sa sœur soit une jumelle car sous tous ses bandages qui la recouvrait de la tête aux pieds, il était peu aisé de discerner si sa beauté était à la hauteur de celui de son regard, si l‘on faisait bien sûr abstraction du coquard ornant sa paupière que j‘espérais affriolante. Elle ressemblait à une momie. Ca m’excitait. 

 

Elle m’avait l’air tout à fait incapable, si ce n’est de refuser, de comprendre ce que je lui proposais: qu’une fois rétabli tous les deux, qu’elle vienne boire un verre chez moi. Etant certain de ne pas m’en sortir avant elle, je lui donnais mon numéro, mon nom et mon adresse Caramail, qu’elle me puisse recontacter dès qu’elle sortirait cette pauv‘ môme… Elle a gémit. J’ai pris ça pour un oui. 

 

Toute fois je me suis glissé, incognito, avec la souplesse d’un handicapé moteur épileptique, dans un des bureaux de l’administration pour voler son dossier et prendre ses coordonnées, des fois que, comme garantie…

 

Deux ans et demi plus tard, une fois sa rééducation quasi-terminée, elle sonna à ma porte.

 

J’exécuta quelques mouvements respiratoires pour me calmer et j’allais ouvrir. Elle crût se tromper de porte puisqu’elle m’a confondu avec Danny DeVito. J’ai du la rattraper et la ramener à bout de bras en lui assurant que c’était bien avec moi qu’elle avait rendez-vous. 

 

Bien qu’un peu réticente au départ, on a fait causette. J’aime parler aux femmes, leur présence m’apaise. Je me plie toujours en quatre pour elle. Par exemple, je n’ai pas rechigné à ôter moi-même son chemisier pour le faire sécher à la fenêtre car j’avais oublié de lui enlevé le chatterton sur ses lèvres avant de lui donner à boire, ma distraction me perdra…!

 

Je ne sais pas si c’est le fait de lui avoir raconté mes années de scoutisme laïque dans les Hautes-Alpes quand j’avais 13 ans ou bien tout simplement l’effet du chloroforme que j’ai versé dans son verre mais elle s’est assoupie. C’était n’était sans doute pas mon idée la plus brillante mais c’est à cet instant que je lui ai peloté les nichons. C’est toujours dans ces moments de confusion que je deviens sagouin. Quel incorrigible je fais! 

 

C’est surtout à ce moment que la police a sonné. 

« -Police, ouvrez! 

-Oui, j‘arrive!» leur lançai-je d’une voix petite voix chevrotante et aigue, tout en enjambant péniblement la fenêtre.

 

C’est à ce moment précis que je compris que c’était le voisin d’en face, que je surpris plusieurs fois en train de m’espionner avec ses jumelles depuis qu’il a emménagé il ya quelques semaines, qui a du appelé les flics. Je n’aurai peut-être pas dû ouvrir la fenêtre pour y faire sécher son chemisier à la gourgandine… 

 

En temps normal, j’ai beaucoup d’allure mais en m’abatant sur le sol, je me trouvais plus de points communs avec un Bernard Menez échevelé n’ayant pas eu sa dose d’acide depuis 8 jours plutôt qu’avec un Ryan Gosling tout droit sorti du film « Drive ». Ce qui était sans doute également l’avis de la policière qui m’attendait sagement en bas.

 

Ce sera dur de me justifier. En même temps, sans doute seront-ils cléments, je viens juste de sortir de deux ans de prison, s’ajoutant aux dix-huit que j’ai déjà fait avant. J’ai déjà bien payé ma dette envers la Société, je suis certain qu’il sauront le comprendre. J’ai confiance en la justice.

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Nouvelles (littérature intelligente et exhaustive) - Communauté : Encore plus d'humour
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:07

Oui. Le yaourt nature égaye votre quotidien.

Ou en tout cas, c'était le thème d'un concours de pub de 30 secondes pour le site Eyeka.

Sur une idée de l'un des ingés son de mon assoc' (j'ai une assoc' de créa audiovisuelle, je suis un fou furieux oui), j'ai réalisé cette pub. J'ai assuré toute la post-prod image aussi. 

Enjoy it! Et mettez-la en 1080p pour une qualité optimale en HD ;)

Par Thibault Decoster - Publié dans : Bla-Bla
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 17:53

Tout est dans le titre de la vidéo.

Quand j'ai lu le message que m'adressait Damien Jean, une pensée me vint en tête: "c'est le pompon ça..." 

Je lui réponds en face cam' afin que le monde entier soit au courant. Car le monde a les yeux rivés sur Damien Jean et moi, ce n'est plus un secret pour personne.

 

Have fun!

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Saison 2
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 22:08

Salut les amis!

 

J'ai posté une vidéo sur le sujet mais dailymotion bugue donc je vous l'écrit.

 

Je soutiens un groupe (et pour que j'en fasse une vidéo, faut vraiment que ça me tienne à coeur!) Ce groupe, c'est les Third Clouds, un groupe de rock qui fait de la musique supra-cool!

 

Mercredi, ils participent à un concours de zic, le Tremplin Emergenza, et c'est le public qui vote à main levée. Donc t'as beau avoir le talent de David Bowie mais si devant toi t'as un mec genre Justin Bieber qui a plus de potes que toi dans la salle pour lever la pogne... Bah tu l'as dans le baba! C'est l'jeu ma pov' lucette!

 

Et il est hors de question que ça arrive à mes "Third Cloud"! Donc, je vous offre une place pour leur concert, postez un commentaire et je vous contacterai pour vous la donner.

 

Quant aux autres, venez acheter vos places pour les voir et les soutenir! Ca va être une pure soirée, je vous le garantis! Parole de Titi!

 

C'est mercredi soir qui vient, le 5 octobre, au petit Gibus, 18 rue du faubourg du Temple, à Paname.

Station temple, ligne 3.

Ils commencent à 22h30.

 

Voici une vidéo des Third Clouds en concert!

 

 

Par Thibault Decoster
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 17:55

Le début de la sexualité, c'est surtout le début des emmerdes...

En parler sans vulgarité avec un ton bon enfant, cela était mon but messieurs dames.

J'espère que ça vous plaira!

 

Merci à Monsieur Frisé et ElBlondo pour leur participation :)

 

Allez, fais une petite folie en rejoingnant ma page facebook, que je vienne hanter ton fil d'actu...

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Saison 2 - Communauté : Les Vidéos Blogs
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 17:57

Et voila, fallait bien que ça arrive: nous sommes en septembre.

Mais qui dit septembre dit rentrée. Qui dit rentrée, dit lancement des nouvelles vidéos. Avec nouveau générique, nouvelle mise-en-scène et tout t'as vu posé à la bien tranquille aigghhht et patin coufin...

En voici la première de cette nouvelle saison: "les colonies de vacances".

N'hésites pas à partager, à rejoindre ma fabuleuse page facebook. Viens... Viens nous rejoindre... ;)

Trève de plaisanterie, j'espère que vous aimerez.

A la prochaine :)

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Saison 2 - Communauté : Encore plus d'humour
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 17:37

Et bah voila, la 1ère saison touche à sa fin!

En attendant la nouvelle saison en Septembre, v'la un best of de ces 6 mois de vidéos!

Merci à tous ;)

 

Par Thibault Decoster - Publié dans : Saison 1
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